Paroles de climatologues

Du prélèvement au labo

Les recherches menées au LSCE (Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, Institut Pierre Simon Laplace - CEA/CNRS/UVSQ) portent sur la compréhension du climat de notre planète. Les données recueillies permettent de reconstituer des paramètres clés du climat passé, et, combinées à la modélisation numérique, de comprendre les mécanismes des changements climatiques.

A vos pipettes

Le Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement

Philippe Ciais - Directeur adjoint du LSCE

Au laboratoire

© P.Bazoge/CEA Dégazage d’échantillons tritium.

© P.Bazoge/CEA Ligne de purification des gaz couplée à un spectromètre de masse.

© P.Bazoge/CEA Congélateur de stockage de carottes de glace.

© S.Renard/CEA Vérification de la verrerie servant aux analyses de la glace.

© S.Renard/CEA Préparation des analyses d’échantillons de glace polaire sur un spectromètre de masse.

© S.Renard/CEA Échantillonnage des stalagmites avant analyse isotopique.

© S.Renard/CEA Filtres contenant des aérosols urbains, avant décarbonatation.

© S.Renard/CEA Recyclage des flacons de prélèvements d’air.

Une fois prélevés, les divers échantillons d’archives naturelles sont transportés au laboratoire, stockés puis analysés.

Pour les études océanographiques, volcaniques et cosmologiques ainsi que dans le suivi du tritium environnemental, il faut réaliser un dégazage des échantillons (1) et une purification des gaz par un spectromètre de masse (2) pour l’analyse des isotopes de l’hélium.

En glaciologie, les congélateurs (3) contiennent toutes les carottes provenant des diverses campagnes (NorthGrip, Epica, Neem...). Après avoir vérifié l’absence d’humidité dans la verrerie utilisée (5), les chercheurs pourront démarrer la recherche et l’étude de l’oxygène et de l’hydrogène dans les échantillons de glaces polaires grâce à des spectromètres de masse commerciaux (5) ou "faits maison".

Les stalagmites prélevées dans les grottes sont aussi échantillonnées avant leur analyse isotopique (6).

Le prélèvement d’échantillons d’air se fait de manière ponctuelle (en avion au dessus de forêts, quelques jours sur le toit des villes…) ou continue (observatoires lointains, de l’Inde au Groenland). La recherche d’isotopes particuliers dans l’atmosphère, du CO2, d’aérosols… passe donc par diverses phases au laboratoire : de la récupération de filtres contenant des aérosols urbains pour décarbonatation (7) au recyclage des flacons (8).

Analyses au laboratoire

Lorna Foliot– Préparation des échantillons en vue de leur analyse élémentaire et isotopique
François Thil – Ingénieur en instrumentation

L'effet de serre